Après plusieurs semaines de paralysie, le ministère de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique a officiellement acté, ce mardi 20 janvier 2026, la suspension de la grève qui affectait ses services. Cette décision fait suite à la signature d’un protocole d’accord entre le gouvernement et les principaux syndicats du secteur, notamment SOS Éducation, le Syndicat de l’éducation nationale (SENA) et le Syndicat national de l’enseignement technique et professionnel (Syntechpro).
Le texte engage l’Exécutif à répondre aux revendications clés des enseignants, parmi lesquelles la régularisation des situations administratives et la mise en place de plans de carrière, deux points qui avaient constitué le cœur des négociations dites « d’Alibandeng ». La mise en œuvre de ces mesures fera l’objet d’une première évaluation prévue le 25 février prochain, une date désormais cruciale pour mesurer la sincérité des engagements gouvernementaux.
Magloire Memiaghe, secrétaire général par intérim du SENA, a rappelé l’importance de cette étape : « Nous sommes toujours dans la dynamique des négociations d’Alibandeng. Dans ces négociations, nous avions le point phare portant sur la régularisation des situations administratives et le plan de carrière des enseignants. La commission technique a déjà commencé à travailler. Il était donc question que le ministère nous remette le protocole d’accord pour que nous suivions, élément par élément, les points d’accord concernant les situations administratives qui constituent le point d’achoppement. »
De leur côté, les syndicats entendent se montrer vigilants et s’appuyer sur ce protocole pour vérifier la mise en œuvre des engagements gouvernementaux. « Nous, en tant que partenaires sociaux, allons nous appuyer sur ce protocole d’accord pour vérifier le 25 février prochain si le gouvernement a tenu parole », a déclaré Ghislain Nguema Mve, secrétaire général du Syntechpro.
Si cette suspension constitue un signal positif, elle ne marque pas pour autant la fin de la crise. Les autorités et les syndicats devront transformer cet accord en avancées concrètes sur le terrain pour apaiser durablement le climat social. D’ici là, le ministère devra conjuguer vigilance et dialogue afin que la reprise des activités scolaires se fasse dans un cadre serein et conforme aux engagements pris.
Cette étape représente néanmoins un tournant dans la gestion des tensions au sein du système éducatif gabonais, et pourrait servir de modèle de dialogue social efficace pour d’autres secteurs publics confrontés à des revendications similaires.































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