Libreville abrite depuis ce lundi, ce lundi 29 juin 2026, la mission d’évaluation pays-étape relative au « dialogue direct » du deuxième cycle du mécanisme d’examen de l’application de la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC). Cette séquence technique, étalée sur trois jours jusqu’au 1ᵉʳ juillet, réunit administrations nationales, experts internationaux ainsi que partenaires techniques autour de l’analyse des dispositifs de prévention et de lutte contre les flux illicites.
Dans un climat institutionnel apaisé, les travaux ont été officiellement lancés après les allocutions de circonstance, ouvrant la voie à une phase d’examen méthodique et sans concession des différents segments normatifs inscrits à l’ordre du jour. Les participants ont procédé à une revue exhaustive et structurée de l’ensemble des chapitres et dispositions concernés, conformément à la méthodologie du deuxième cycle d’évaluation, sans éluder aucun point de discussion.
Autour de la table de travail, des experts de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), notamment en provenance du Tchad et de la Libye, participent activement aux échanges techniques. Leur présence s’inscrit dans la logique du renforcement de l’assistance par les pairs et de l’harmonisation des standards internationaux en matière d’intégrité publique.
Les discussions portent principalement sur les mesures de prévention de la corruption et au recouvrement des avoirs. Les échanges mettent en exergue les dispositifs institutionnels, les mécanismes de traçabilité financière, ainsi que les outils de coopération judiciaire internationale indispensables à la lutte contre les circuits financiers transnationaux.
Dans son intervention, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a souligné que cette séquence d’évaluation s’inscrit dans la continuité des engagements des plus hautes autorités en faveur d’une gouvernance publique renforcée.
Il a insisté sur la nécessité de consolider les instruments de transparence, de responsabilité administrative et de conformité aux standards internationaux, tout en appelant à une approche rigoureuse des travaux techniques engagés.
Cette dynamique s’inscrit par ailleurs, dans la vision impulsée par le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a fait de la lutte contre la corruption, les pratiques de détournement et l’enrichissement illicite un axe central de son action publique.
Depuis son accession à la magistrature suprême, plusieurs réformes structurelles et mesures coercitives ont été engagées afin de renforcer l’intégrité des finances publiques et de restaurer la confiance institutionnelle.
Le Président de la Commission Nationale de Lutte Contre la Corruption et l’Enrichissement Illicite (CNLCCEI), Nestor Mboulou, a, pour sa part, replacé cet exercice dans le cadre des réformes structurelles en cours, soulignant l’importance d’une évaluation objective des progrès réalisés et des défis persistants, en l’occurrence en matière de prévention systémique et de coopération internationale.
Les travaux techniques se poursuivront jusqu’au 1ᵉʳ juillet 2026, avec pour objectif spécifique de produire une évaluation approfondie des dispositifs nationaux, tout en formulant des recommandations opérationnelles destinées à renforcer l’efficacité des politiques publiques de transparence et de bonne gouvernance.



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