À quelques jours de l’ouverture de la nouvelle année judiciaire, prévue le 5 octobre, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement et Président du Conseil supérieur de la magistrature, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, a réuni autour de lui plusieurs responsables de l’appareil judiciaire gabonais pour une séance de travail consacrée aux enjeux de la rentrée et au fonctionnement de la justice.
Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, les responsables des hautes juridictions ainsi que les représentants du Syndicat national des magistrats du Gabon (SYNAMAG) ont pris part à cette rencontre. Une concertation qui intervient dans un contexte marqué par la volonté de suivre la mise en œuvre des décisions prises au sein du Conseil supérieur de la magistrature.
Les décisions du CSM au centre des échanges
Les échanges n’étaient pas axés uniquement sur les préparatifs de la rentrée judiciaire. Les discussions ont également permis d’examiner l’état d’exécution des orientations arrêtées lors de la dernière session du CSM, tenue à Port-Gentil.
Il s’est agi notamment de faire le point sur la mise en œuvre des mesures, d’identifier les éventuelles difficultés rencontrées et de recueillir les préoccupations exprimées par les acteurs de la magistrature.
Pour le SYNAMAG, cette audience a constitué un cadre permettant de présenter directement au Chef de l’État la situation de la profession à l’orée de cette nouvelle année judiciaire.
« Le bureau a eu l’honneur d’être reçu par Son Excellence. Il était donc question, à quelques jours de la rentrée judiciaire, de faire le point avec le Président de la République, Chef de l’État, et de lui faire part des conditions dans lesquelles l’année judiciaire débute », a expliqué le représentant du syndicat.
Ce dernier a également relevé la disponibilité manifestée par le Président de la République au cours des échanges, soulignant l’importance de cette écoute dans la perspective de la rentrée judiciaire.
La magistrature appelée à accompagner la transformation du pays
Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, a pour sa part mis en avant la double portée de cette séance de travail : assurer le suivi des décisions du dernier CSM et rappeler aux magistrats les attentes liées à leur mission dans le contexte actuel.
Il a indiqué, à la sortie de l’audience, que le Chef de l’État avait réaffirmé avec force l’importance qu’il accorde à la justice et à ceux qui la rendent, tout en appelant la magistrature à prendre pleinement part aux efforts de transformation engagés dans le pays.
« Le Chef de l’État a rappelé une fois de plus l’importance qu’il accorde à la justice et aux magistrats. Son discours était vraiment un encouragement aux magistrats à accompagner le gouvernement et à accompagner le pays dans l’œuvre de construction que le Chef de l’État a lancée », a-t-il déclaré.
Au-delà de l’administration de la justice, le ministre a insisté sur la contribution attendue de la magistrature à la consolidation de la sécurité juridique. Un enjeu qui concerne notamment l’environnement économique et la sécurisation des activités liées au climat des affaires.
« La magistrature a un rôle important à jouer pour rendre notre pays encore plus attractif, pour sécuriser, par exemple, tout ce qui va tourner autour du climat des affaires dans notre pays », a-t-il ajouté.
Préparer la rentrée, mais surtout renforcer l’efficacité judiciaire
Cette rencontre intervient ainsi comme un moment de dialogue entre les différents acteurs de la justice autour des conditions de fonctionnement de l’institution, du suivi des décisions du CSM et des préoccupations exprimées par les magistrats.
À l’approche de la rentrée judiciaire du 5 octobre, l’enjeu consiste désormais à assurer la traduction concrète des orientations arrêtées au niveau institutionnel dans le fonctionnement quotidien des juridictions.
À travers cette démarche, l’exécutif entend maintenir un cadre d’échanges avec les responsables judiciaires et les représentants de la profession, tandis que la magistrature est appelée à poursuivre sa mission au service de la sécurité juridique, du fonctionnement de l’État de droit et de l’accompagnement des ambitions de transformation du Gabon.































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