
Incapables de reconnaître leur échec au référendum, les partisans du « NON » se lancent dans une nouvelle tentative de justification : « Le vainqueur, c’est l’abstention, pas le ‘OUI' ». Ce refrain, que l’on voit émerger depuis l’annonce des résultats, sonne moins comme une analyse qu’un cri de désespoir face à leur incapacité à convaincre les Gabonais. Plutôt que d’admettre leur échec à rassembler autour du « NON », ils préfèrent détourner l’attention en prétendant que l’abstention reflète un rejet silencieux de la nouvelle constitution. Ironiquement, c’est le même camp qui a pourtant passé des mois à se déclarer proche du peuple.
Ce discours sur « l’abstention victorieuse » témoigne d’une mauvaise foi manifeste. L’abstention est une réalité de tous les scrutins, mais elle ne peut en aucun cas être interprétée comme un signe de soutien aux opposants du projet constitutionnel. Dans les urnes, la victoire du « OUI » est claire. En refusant d’accepter le verdict démocratique, les partisans du « NON » révèlent une fois de plus leur incapacité à respecter la volonté populaire. Le choix est fait, et c’est un plébiscite en faveur du changement que les Gabonais ont exprimé.
Au lieu de s’enfermer dans une rhétorique de déni, il serait plus constructif pour le camp du « NON » de féliciter le camp du « OUI » et d’adopter une posture d’opposition responsable. En cultivant le mépris des résultats, ils se déconnectent davantage de la réalité politique du Gabon et des aspirations de ses citoyens. Aujourd’hui, c’est vers l’avenir que le pays se tourne, et cette nouvelle constitution incarne un espoir de renouveau.































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