
Ce jeudi 9 janvier 2025 était un jour de présentation de vœux au couple présidentiel. Le bal a été ouvert par le corps diplomatique accrédité au Gabon. Au cours de la cérémonie, le Président de la Transition, Président de la République, Chef de l’État, le Général de Brigade, Brice Clotaire Oligui Nguéma, a exprimé la volonté de son gouvernement de renforcer la stabilité économique du Gabon.
À cette occasion, il a officiellement sollicité une assistance technique du Fonds monétaire international (FMI) pour réorganiser les finances publiques et consolider le cadre macroéconomique du pays. « Nous demandons l’appui technique du FMI pour améliorer nos finances publiques et renforcer notre cadre macroéconomique », a déclaré le chef de l’État gabonais, insistant sur l’importance d’un partenariat stratégique pour élaborer un programme économique et financier. Ce programme devra être défini conjointement par les deux parties.
Le Gabon ne bénéficie actuellement d’aucun programme actif avec le FMI. Le dernier accord, signé en juillet 2021 dans le cadre du Mécanisme élargi de crédit (MEDC), devait couvrir une période de trois ans avec un financement estimé à 553,2 millions de dollars. Cependant, ce programme n’a pas pu être mené à terme, l’échéance initiale étant fixée à juin 2024.
En mai 2024, une mission du FMI avait mené une évaluation dans le cadre des consultations statutaires prévues par l’Article IV, avec pour mission d’analyser la situation économique des pays membres. Le rapport final avait salué certains progrès, notamment la reprise de la croissance et la baisse de l’inflation après une série de crises internes. Toutefois, les experts avaient relevé des lacunes persistantes dans la gouvernance et une gestion budgétaire trop expansionniste, aggravées par des risques extérieurs.
En demandant l’appui du FMI, le Gabon espère obtenir des outils et une expertise nécessaires pour surmonter ses défis structurels. Cette démarche pourrait également contribuer à renforcer la confiance des investisseurs et des partenaires internationaux.
Membre du FMI depuis le 10 septembre 1963, le Gabon envisage cette collaboration comme une étape décisive pour restaurer la stabilité économique, poser les bases d’une gestion plus rigoureuse et créer des conditions propices à un développement durable.
La prochaine phase des négociations entre Libreville et l’institution de Bretton Woods sera déterminante pour définir les contours de ce partenariat technique.































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