Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu en audience le Président de la Banque africaine de développement (BAD), accompagné du Représentant résident de l’institution au Gabon. Au centre des échanges : l’accès à l’eau et à l’électricité, le développement de la filière avicole et surtout la nécessité de transformer les financements internationaux en résultats tangibles pour les populations.
À Libreville, le partenariat entre le Gabon et la Banque africaine de développement entre dans une nouvelle phase. Reçu au Palais présidentiel, le Président de la BAD a échangé avec Brice Clotaire Oligui Nguema sur plusieurs priorités directement liées aux conditions de vie des populations et aux ambitions de transformation économique du pays.
Parmi les sujets prioritaires : l’accès à l’eau potable et à l’électricité, deux secteurs placés au cœur de l’action du Chef de l’État, mais également le renforcement de la coopération dans le domaine avicole, considéré comme un levier de diversification de la production nationale.
L’eau potable, priorité immédiate
La question de l’eau a occupé une place centrale dans les échanges.
La BAD entend accompagner les efforts engagés par le Gouvernement pour améliorer durablement l’approvisionnement en eau potable de Libreville, mais également celui des autres centres urbains du pays.
Cette volonté rejoint l’une des priorités affichées par le Président de la République : faire de l’amélioration de la desserte en eau une réalité concrète pour les ménages.
Pour le Chef de l’État, l’enjeu n’est désormais plus seulement de mobiliser des financements. Il s’agit de s’assurer que ces ressources débouchent effectivement sur des infrastructures fonctionnelles et des services publics améliorés.
Oligui Nguema exige une coopération davantage axée sur les résultats
C’est dans cette logique que Brice Clotaire Oligui Nguema a donné des instructions précises à son Gouvernement.
Le Président a demandé aux ministres chargés de la Planification et de la Prospective, ainsi que de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie Chère, de procéder à une revue des projets conduits avec la BAD.
L’objectif est clair : identifier les projets qui n’ont pas produit de résultats concrets, les clôturer lorsque cela est nécessaire et concentrer les efforts sur les opérations présentant un impact réel pour les populations.
Une méthode qui traduit une évolution dans la gestion de la coopération internationale.
Le Gabon entend désormais privilégier une logique fondée sur l’efficacité, la responsabilité et la mesure de l’impact, plutôt que sur la seule mobilisation de ressources.
De l’eau à l’aviculture, investir dans les secteurs qui transforment
La coopération avec la BAD ne se limite pas aux infrastructures hydrauliques.
Les discussions ont également porté sur le renforcement de la filière avicole, un secteur stratégique dans la perspective de réduire la dépendance du Gabon aux importations alimentaires et de stimuler la production locale.
L’enjeu est double : améliorer l’offre disponible sur le marché national et créer davantage d’opportunités pour les producteurs, entrepreneurs et jeunes actifs.
À travers ce partenariat, le Chef de l’État entend donc faire converger les financements du développement avec les priorités nationales : eau, énergie, production locale, emploi et amélioration du pouvoir d’achat.
Une nouvelle doctrine : moins de projets, plus de résultats
Cette rencontre avec le président de la BAD illustre finalement une exigence plus large portée par Brice Clotaire Oligui Nguema : réorienter l’action publique vers les résultats mesurables.
Dans cette approche, chaque projet financé doit pouvoir répondre à une question simple : quelle amélioration concrète apporte-t-il aux Gabonais ?
L’instruction présidentielle visant à passer en revue les projets soutenus par la BAD s’inscrit précisément dans cette logique.
Pour le Chef de l’État, la coopération internationale ne doit pas être une fin en soi. Elle doit être un outil au service du développement, à condition que les financements mobilisés se transforment en infrastructures opérationnelles, en services publics plus efficaces et en opportunités économiques pour les populations.
Avec la BAD, Libreville entend ainsi ouvrir une nouvelle séquence de coopération : davantage ciblée, plus exigeante et résolument orientée vers l’impact.






























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