
Pendant des années, la hiérarchie était claire en Afrique centrale : le Congo-Brazzaville, fort d’une stabilité politique de plusieurs décennies, bénéficiait d’une crédibilité financière supérieure à celle du Gabon.
Mais en 2026, les lignes bougent.
Avec un spread tombé à 689,60 points de base, le Gabon fait désormais jeu égal avec son voisin (684 bps). Une convergence spectaculaire, qui pourrait rapidement se transformer en dépassement historique.
Ce basculement n’est pas anodin. Il traduit un changement profond dans la perception des marchés internationaux, qui privilégient désormais la qualité de la gouvernance et la lisibilité des réformes plutôt que la seule longévité politique.
Au cœur de cette dynamique, le président Brice Clotaire Oligui Nguema impose sa méthode. En moins de deux ans de Transition, il parvient à repositionner le Gabon sur la carte financière régionale, au point de rivaliser avec des États installés depuis plusieurs décennies.
Cette évolution envoie un signal fort : la crédibilité ne se construit pas dans la durée seule, mais dans la cohérence des décisions.
Si la tendance se confirme, le Gabon pourrait s’imposer comme l’un des nouveaux pôles de référence en matière de gouvernance économique en Afrique centrale. Une recomposition silencieuse, mais lourde de conséquences pour les équilibres régionaux.































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