
À peine investi président de la République gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema n’a pas tardé à imprimer sa marque sur le cours de la 5e République. Lors de son allocution solennelle, prononcée au terme d’une cérémonie à la fois républicaine et profondément enracinée dans les traditions gabonaises, le chef de l’État a dévoilé le calendrier institutionnel qui guidera la reconstruction politique du pays jusqu’à la fin de l’année.
Une transition achevée, un nouvel ordre constitutionnel enclenché
« L’élection du Président de la République met fin au processus de transition et marque, par conséquent, le retour à l’ordre constitutionnel », a déclaré Oligui Nguema. Par ces mots, il a officialisé la clôture de la transition initiée le 30 août 2023, après le renversement pacifique du régime Bongo, et a engagé le pays dans une dynamique de normalisation démocratique.
Des élections clés jusqu’à décembre
Le chef de l’État a détaillé une feuille de route précise :
• Élections législatives et locales (députés, conseillers municipaux et départementaux) :
1er tour le 27 septembre, 2d tour le 11 octobre 2025.
• Élections sénatoriales (au suffrage indirect) :
1er tour le 8 novembre, 2d tour le 29 novembre 2025.
Ces échéances permettront de reconstituer l’ensemble des corps élus, du local au national, dans le respect des principes de la nouvelle Constitution adoptée par référendum.
Un chronogramme d’installation rigoureusement établi
À ces scrutins s’ajoute un calendrier d’installation des institutions :
• Assemblée nationale : 4 novembre 2025
• Conseil économique, social et environnemental (CESE) : 1er décembre 2025
• Sénat : 15 décembre 2025
• Juges constitutionnels : nomination le 19 décembre, serment le 23 décembre 2025
Cette planification, rarement aussi détaillée dans l’histoire institutionnelle récente du pays, témoigne de la volonté d’ancrer la 5e République dans un socle solide, démocratique et fonctionnel.
Un serment de renouveau
En affirmant que l’achèvement de ce cycle électoral marquera « la fin de l’organisation des institutions constitutionnelles de la 5e République en terre gabonaise », Oligui Nguema place la barre haut. Ce projet est aussi un pari : celui de réconcilier durablement la République avec ses citoyens, en mettant en place des institutions élues, représentatives et crédibles.
Le Gabon entame ainsi la deuxième phase de son renouveau : après le sursaut, voici venu le temps de la consolidation.































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