
À quelques heures de l’investiture officielle du président élu Brice Clotaire Oligui Nguema, le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) continue d’affiner l’ossature de l’État. Par le communiqué n°072, publié ce 1er mai 2025, plusieurs ajustements notables ont été rendus publics, traduisant une volonté claire de renouvellement, de dynamisme et d’adaptation aux nouvelles priorités nationales.
Solange Ange Kiakie a été nommée présidente du Conseil économique, social et environnemental de la Transition, succédant à Séraphin Moundounga. Militante reconnue dans les domaines sociaux et environnementaux, cette figure montante incarne une approche plus inclusive et durable des politiques publiques. Sa nomination s’inscrit dans un tournant stratégique vers le développement responsable et la participation citoyenne, dans un pays en pleine reconfiguration institutionnelle.
Autre mouvement d’envergure : Adrien Nguema Mba devient délégué spécial à la tête de la commune de Libreville, prenant la relève du général Judes Ibrahim Rapontchombo. Ce choix marque un retour du civil dans la gouvernance de la capitale, où les citoyens réclament davantage de proximité, d’assainissement urbain, et de modernisation des services publics.
Sur le plan parlementaire, le CTRI a également procédé à un renouvellement partiel des représentants de la Transition. Therence Gnembou Moutsona remplace Elza Ritchuelle Boukandou au poste de député, tandis que Desie Léance Alexis Brandy Akin Koussou succède à Gérard Ondjiambi Onguia. Ces nouvelles figures traduisent une volonté d’ouvrir davantage l’hémicycle de la Transition à une génération plus jeune et engagée.
Bien que ces nominations soient à dominante technique, elles s’inscrivent dans un moment hautement symbolique. Elles illustrent l’ambition du CTRI de bâtir une architecture institutionnelle plus représentative, cohérente et tournée vers l’avenir, alors que le pays s’apprête à entrer dans une nouvelle phase politique avec l’investiture du président élu.
Dans un contexte de renouveau, ces ajustements témoignent de la volonté de faire de la Transition un véritable tremplin vers une gouvernance responsable, participative et durable, à la hauteur des aspirations du peuple gabonais.































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