
À l’occasion du scrutin présidentiel de ce samedi, le Gabon connait une mobilisation électorale sans précédent dépassant même celle de 2009. Dès les premières heures de la journée, les centres de vote de la capitale, Libreville, et de ses environs ont été pris d’assaut par des électeurs venus en nombre exprimer leur devoir citoyen.
Dans plusieurs quartiers, notamment à Nzeng-Ayong, Lalala, Akébé, Avorbam ou encore Plein Ciel, les files d’attente s’étiraient bien au-delà des enceintes prévues à cet effet, débordant sur les trottoirs et les voies publiques. Une affluence similaire a été constatée dans d’autres provinces ainsi qu’au sein de la diaspora, particulièrement à Paris, Montréal, Dakar et Abidjan, où les ressortissants gabonais ont massivement répondu à l’appel des urnes.
Cet engouement populaire, salué par plusieurs observateurs nationaux et internationaux, est le reflet d’un regain d’intérêt pour la vie politique nationale et d’une volonté affirmée de participer activement à la construction de l’avenir du pays.
Cependant, cette participation massive n’a pas été sans conséquence sur l’organisation du scrutin. De nombreux électeurs ont dû faire preuve de patience face à des lenteurs dans le traitement des opérations électorales. En cause : des dysfonctionnements logistiques et des retards dans l’installation de certains bureaux de vote, générant des attentes prolongées et parfois de l’agacement dans les rangs.
Malgré ces aléas, le climat général est resté calme et serein, sous haute surveillance des forces de l’ordre déployées pour garantir la sécurité du processus. Plusieurs témoins saluent d’ailleurs le comportement civique des électeurs, qui, dans l’ensemble, ont su faire preuve de discipline et de responsabilité.
Cette journée électorale est le témoignage que le Gabon traverse un tournant majeur de sa jeune démocratie, illustrant une maturité démocratique croissante de sa population, tant sur le territoire national qu’au sein de la diaspora.































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