
Dans une publication à forte portée citoyenne, Justine Judith Lekogo, figure engagée de la scène politique gabonaise, a lancé un vibrant appel au Président de la République Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema. Élu avec plus de 94 % des suffrages exprimés, l’autorité du Chef de l’État est incontestable. Mais pour transformer cette légitimité populaire en résultats tangibles, encore faut-il, selon elle, faire les bons choix dans la constitution de son entourage immédiat.
Dans un pays longtemps miné par le clientélisme et la culture de l’impunité, la question des collaborateurs du Numéro Un Gabonais est fondamentale. « L’une des gangrènes qui a freiné le développement du Gabon, ce sont les entourages des décideurs », rappelle-t-elle. Un constat lucide, que l’histoire récente confirme amplement : trop souvent, les élites dirigeantes ont été mal conseillées, mal entourées, et par conséquent, mal servies.
Justine Lekogo invite donc le Président de la République à rompre avec ces logiques anciennes. « Vous ne devez rien à personne, si ce n’est au peuple souverain », écrit-elle avec clarté. Pour elle, l’heure n’est plus à la séduction politique, ni aux calculs partisans. L’heure est à l’action patriotique. Et cette action passe, d’abord, par une sélection rigoureuse des femmes et des hommes appelés à l’accompagner dans sa mission de refondation.
Elle met en garde contre les « opportunistes » qui, déjà, s’organisent pour s’infiltrer dans les arcanes du pouvoir. Ces profils, hier encore à l’origine de résultats médiocres, risquent de recommencer si l’on ne change pas de méthode. « Excellence Monsieur le Président, entourez-vous d’hommes et de femmes intègres, compétents et profondément patriotes », exhorte-t-elle. Autrement dit : place au mérite, à la compétence, et à la probité.
L’enjeu est clair : restaurer la confiance dans les institutions, répondre aux attentes du peuple, et inscrire durablement le Gabon dans la voie de la justice, du développement et de la souveraineté retrouvée.
« L’histoire vous observe ! », conclut-elle. Une phrase lourde de sens, qui sonne comme un avertissement autant qu’un encouragement.































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