
À l’approche du scrutin présidentiel du 12 avril, le candidat indépendant Brice Clotaire Oligui Nguema continue d’affiner sa vision d’un “Gabon Nouveau”, articulée autour d’un développement structuré, durable et soutenu par une gestion stratégique de la dette publique.
Une dette maîtrisée au service du développement
Loin de diaboliser l’endettement, Oligui Nguema assume une approche responsable et proactive, considérant la dette publique non comme un fardeau, mais comme un levier d’investissement pour moderniser les infrastructures et transformer l’économie. Il l’a clairement affirmé lors de son passage à l’émission “1 candidat, 1 projet” :
« La dette publique n’est pas un fardeau, mais un outil de développement si elle est utilisée de manière responsable et efficace. »
En 19 mois de gouvernance, plus de 2400 milliards de FCFA ont déjà été remboursés sur les 7500 milliards hérités de l’ancien régime. Une performance saluée, qui donne du crédit à sa promesse d’une gouvernance financière rigoureuse.
Infrastructures, diversification et emplois : les piliers du projet
Au cœur de son programme :
• La modernisation des infrastructures (routes, chemins de fer, énergie, villes nouvelles) pour désenclaver le pays et renforcer la compétitivité.
• Le soutien à l’agriculture, à travers des zones agro-industrielles et l’autonomisation des producteurs locaux.
• La transition énergétique, avec l’exploitation durable des ressources et l’investissement dans les énergies renouvelables.
• L’éducation, via la construction d’établissements spécialisés et la revalorisation de l’enseignement technique et professionnel.
Ce triptyque infrastructures-productivité-capacités humaines vise à stimuler l’emploi durable, à attirer des investissements étrangers et à réduire la dépendance au pétrole.
Une stratégie économique audacieuse, mais réaliste
En assumant une politique d’emprunt ciblée, Oligui Nguema s’aligne sur les modèles de développement qui ont transformé des économies émergentes à travers le monde. Ce choix repose toutefois sur deux conditions : transparence dans l’utilisation des ressources et efficacité dans la mise en œuvre des projets.
C’est une vision économique audacieuse mais lucide, fondée sur l’idée que le Gabon peut croître rapidement si chaque franc emprunté finance un projet structurant, créateur de richesse et d’impact social tangible.
Un pari sur l’avenir
Avec son projet de société intitulé « Bâtissons l’édifice nouveau pour notre essor vers la félicité », le président-candidat propose un renversement de paradigme : utiliser l’outil budgétaire comme moteur du progrès, dans un esprit de responsabilité intergénérationnelle.
« Ce que nous bâtissons aujourd’hui, c’est le socle sur lequel les générations futures vont se hisser. »
Un discours qui résonne, dans un pays qui aspire à tourner définitivement la page des promesses non tenues, et à entrer dans une nouvelle ère de réalisations concrètes et de transformation profonde.
































Discussion about this post