
La plateforme “Ensemble pour le Gabon” semble avoir perdu son sang-froid après le départ fracassant du Dr Stéphane Germain Iloko Boussengui. Dans un communiqué à la formulation plus que laborieuse – qui ferait rougir de honte n’importe quel élève de CM2 –, le groupe dirigé par Alain-Claude Bilié-By-Nze s’évertue maladroitement à peindre l’ancien membre en vil opportuniste, infiltré de longue date pour affaiblir une prétendue union sacrée. Rien que ça !
Mais à bien lire entre les lignes (et après avoir décrypté les fautes monumentales du texte), on se demande si la plateforme ne tente pas surtout de masquer ses propres échecs. Car en criant à la “stratégie huilée” de leur ex-compagnon, ne viennent-ils pas de reconnaître, à demi-mot, que les fondations du groupe étaient déjà bien fragiles ? En somme, Iloko Boussengui n’aurait fait que révéler au grand jour une implosion inévitable. Une réalité d’autant plus gênante que “Ensemble pour le Gabon” semble ici plus préoccupé par son image que par son véritable rôle politique.
À force de vouloir faire passer Iloko Boussengui pour un Judas de pacotille, la plateforme s’expose à un ridicule plus grand encore : celui d’un groupe qui se cherche un bouc émissaire pour éviter de répondre aux véritables questions. Pourquoi autant de dissensions internes ? Quel projet politique réel pour le Gabon ? La stratégie du “c’est pas nous, c’est lui” suffira-t-elle à convaincre les électeurs ? Rien n’est moins sûr. Ce qui est certain, en revanche, c’est que cet épisode montre une opposition plus préoccupée par ses querelles intestines que par une vision solide pour le pays.
Affaire à suivre…































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