
À la veille de la cérémonie d’investiture du président élu Brice Clotaire Oligui Nguema, prévue ce samedi 3 mai au Stade de l’Amitié Sino-gabonaise d’Angondjé, le gouvernement gabonais a décrété la journée de vendredi 2 mai comme fériée, chômée et récupérable. L’annonce a été faite ce mercredi par le ministre du Travail, Adrien Nguema Mba, dans une note de service largement relayée.
Cette décision vise à permettre aux populations de se préparer sereinement et massivement à prendre part à une cérémonie d’investiture que l’on annonce d’ores et déjà inédite dans l’histoire politique du Gabon.
Une investiture populaire dans un stade : une première nationale
Jamais un chef d’État gabonais n’avait choisi de prêter serment dans un stade. En rompant avec les codes solennels des cérémonies restreintes, Brice Clotaire Oligui Nguema, élu avec 94,85 % des suffrages lors du scrutin présidentiel du 12 avril 2025, entend ancrer son mandat sous le sceau de la proximité et de la légitimité populaire.
Présenté comme « l’homme du peuple » par ses partisans, le président élu a invité les citoyens à se rendre massivement au stade d’Angondjé, dans le nord de Libreville, pour l’accompagner dans cette étape historique. Une mobilisation logistique impressionnante a été mise en place : 40 000 billets gratuits, distribution encadrée dans les quartiers populaires, et transport offert par les sociétés publiques.
Un événement d’envergure internationale sous haute sécurité
Selon les informations recueillies par Biba 241, seize chefs d’État africains sont attendus à Libreville, ainsi que de nombreuses délégations étrangères venues des cinq continents. L’armée gabonaise, mobilisée depuis plusieurs jours, est à pied d’œuvre pour sécuriser l’événement et garantir un déroulement sans faille.
De la transition à la 5e République : le symbole d’un renouveau
L’investiture de Brice Clotaire Oligui Nguema symbolise la fin de la transition amorcée après le coup d’État du 30 août 2023, qui a mis un terme à 56 années de pouvoir de la famille Bongo. Ancien commandant en chef de la Garde Républicaine, l’actuel président est vu par une large partie de la population comme le libérateur du peuple gabonais, celui qui a su incarner un changement pacifique et pragmatique.
Pour nombre de Gabonais, cette cérémonie dépasse le simple cadre protocolaire. Elle marque l’entrée officielle du pays dans une nouvelle ère politique, celle de la 5e République, avec des institutions renouvelées, une légitimité démocratique réaffirmée, et une promesse de reconstruction nationale sous la bannière de la justice sociale, de la dignité et de l’unité.































Discussion about this post