
Dans un discours qui fait écho bien au-delà des frontières gabonaises, Séraphin Moundounga, ancien ministre et figure politique influente, a livré une réponse cinglante à ceux qui estiment que les militaires n’ont pas leur place dans la gouvernance d’un État. Face aux critiques croissantes réclamant un retour des forces armées dans leurs casernes, M. Moundounga a puisé dans des exemples historiques pour légitimer le rôle politique des militaires, citant notamment le Général George Washington et le Général Charles de Gaulle. Ces figures emblématiques, selon lui, démontrent que les périodes de transition critique nécessitent souvent une stabilité incarnée par des leaders issus de l’armée.
« Après les guerres d’indépendance, George Washington n’a pas immédiatement délégué le pouvoir à une structure civile inexpérimentée. De même, Charles de Gaulle, face au chaos de la Quatrième République en France, a assumé la responsabilité de redresser son pays avant de mettre en place un régime semi-présidentiel. Ces exemples montrent que l’exercice du pouvoir politique par les militaires peut être légitime et nécessaire, notamment en période de reconstruction nationale », a-t-il martelé. Sa déclaration s’inscrit dans un contexte où le Gabon, dirigé depuis un récent coup de libération par le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, est confronté à des débats intenses sur la légitimité de la transition militaire au pouvoir par ceux qui ont enlisé le pays depuis des décennies.
M. Moundounga a conclu son intervention en interpellant directement le Président Oligui Nguema, lui demandant si, à l’instar du peuple gabonais ayant approuvé la « Constitution de la Libération », il répondrait également par un « oui » clair à cette vision de stabilité. Cette déclaration, perçue comme un défi lancé à l’opinion publique et à la classe politique, met en lumière un point crucial : pour M. Moundounga, la priorité n’est pas de discuter de la place des militaires, mais de garantir une transition solide et pérenne avant de laisser la démocratie s’autogérer.































Discussion about this post