
À l’heure où le Gabon célèbre l’élection historique de Brice Clotaire Oligui Nguema à la tête de la République, un avertissement retentit déjà dans les rangs du pouvoir : celui d’un homme de réseau, influent et sans langue de bois, Excellence Chancel KONGO, lobbyiste de renom, consultant international et conseiller spécial du président mondial de l’OMEX (Organisation mondiale des experts).
Dans une tribune engagée, relayée sur plusieurs plateformes d’opinion, Chancel KONGO adresse un message limpide à tous ceux qui s’apprêtent à accompagner le Chef de l’État dans la mise en œuvre de son projet de société : ouvrez les yeux, car la victoire appartient au peuple — pas aux courtisans ni aux clans.
« Le dernier carrefour du Gabon, c’est le peuple ; le dernier rond-point, c’est le peuple ; et la première institution, c’est le peuple. »
Avec une franchise rare dans les cercles du pouvoir, Chancel KONGO rappelle aux futurs collaborateurs du Président que la défaite humiliante d’Alain-Claude Bilie-By-Nze doit servir de leçon. L’arrogance, le mépris, l’accaparement des leviers de l’État au profit de réseaux personnels : autant de pratiques qui ont été sévèrement sanctionnées dans les urnes.
« Le peuple a voté sans rien attendre de quiconque, même pas des proches du président », martèle-t-il. Une manière claire de dénoncer les tentatives de récupération politique, parfois même au sein du camp vainqueur, qui viseraient à s’approprier un élan populaire dont le président Oligui Nguema reste le seul dépositaire légitime.
Une présidence fondée sur l’humilité et l’accès au peuple
Depuis sa transition entamée en août 2023, puis confirmée dans les urnes le 12 avril 2025, Brice Clotaire Oligui Nguema a affiché une posture de proximité, d’écoute et de pragmatisme, tranchant avec les années fastueuses d’un régime Bongoiste usé et déconnecté. Mais la tâche s’annonce rude : à mesure que les institutions sont rebâties, les attentes du peuple gabonais montent en flèche.
C’est dans ce contexte que l’intervention de Chancel KONGO trouve tout son sens : une mise en garde contre l’émergence de nouvelles élites bureaucratiques, souvent coupées des réalités sociales, plus promptes à verrouiller leur accès qu’à défendre les idéaux du chef de l’État.
« Il est inacceptable que le président soit plus accessible que ses collaborateurs », s’indigne-t-il, soulignant le paradoxe d’un président qui tend la main au peuple pendant que certains dans son entourage s’érigent déjà en barrières.
Une gouvernance au service de tous, ou le retour aux vieux démons ?
L’appel de KONGO est aussi un plaidoyer pour un leadership ancré dans la proximité et le respect des citoyens, loin des bureaux climatisés et des postures condescendantes. Il exhorte à une nouvelle culture politique, faite de responsabilité collective, d’humanité et d’ouverture :
« Le développement ne se construit pas dans vos bureaux climatisés, mais dans un engagement authentique avec chaque citoyen. »
Alors que le président Oligui Nguema s’apprête à nommer son gouvernement et à engager des réformes institutionnelles majeures — notamment la mise en place d’un poste de vice-président du gouvernement, appelé à superviser l’action ministérielle —, la vigilance s’impose. Car si la transition a été saluée pour sa clarté et sa volonté de rupture, la gouvernance qui s’ouvre sera jugée à l’aune de sa capacité à rester fidèle à l’élan populaire qui l’a portée.
« Réveillez-vous ! Engagez-vous pour un avenir où chacun a sa place et sa voix », conclut Chancel KONGO, dans un ultime appel à la lucidité des nouveaux visages du pouvoir.
Un message qui, s’il est entendu, pourrait devenir la boussole morale d’une présidence en quête de cohérence et de justice sociale.































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