
La nouvelle Constitution proposée au Gabon marque un tournant décisif dans le renforcement des institutions démocratiques du pays. L’un des changements les plus significatifs concerne la nomination du Président de la Cour Constitutionnelle, désormais désigné par un collège de neuf hauts magistrats issus des trois pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) selon l’article 125. Cette mesure met fin à la pratique en vigueur depuis 1960, où cette fonction clé était directement sous le contrôle du Président de la République, assurant ainsi une plus grande indépendance judiciaire et une véritable séparation des pouvoirs.
De plus, l’article 43 introduit une nouvelle règle visant à limiter les candidatures à la présidence au sein de la famille du Président en exercice. Cette disposition empêche désormais le conjoint(e) ou les enfants de lui succéder, évitant ainsi les risques de dérive dynastique et renforçant les principes de rotation et d’alternance politique.
Enfin, la consultation obligatoire de l’Assemblée nationale pour des nominations à des postes stratégiques comme le Président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), le Médiateur de la République, ou encore les membres de la Haute Autorité de la Communication (HAC) et du Conseil National de la Démocratie (CND) (article 155) garantit une transparence accrue et un meilleur équilibre des pouvoirs. Cette réforme place le Gabon sur la voie d’une démocratie plus forte et d’une gouvernance plus inclusive.































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