
Dire que rien ne va plus au sein de la plateforme Ensemble pour le Gabon est un euphémisme au regard de la guerre ouverte que se lancent ses membres fondateurs. Le tout serait parti d’un différend d’ordre financier. Son président, Alain-Claude Bilie-By-Nze, aurait bondi les autres comme on dit chez-nous au quartier, soit qu’il se serait joué de ses camarades.
En effet, le Dr Iloko Boussengui a dans une déclaration fracassante, accuse ouvertement l’ancien Premier ministre d’avoir dissimulé une partie d’une somme de 100 millions de francs CFA qui aurait été remise à la plateforme par le Président de la Transition.
Selon les propos du Dr Iloko Boussengui, le Président de la Transition aurait octroyé 100 millions de francs CFA à Alain-Claude Bilie-By-Nze lors d’une audience. Pourtant, à la surprise générale, seuls 50 millions auraient été déclarés aux autres membres de la plateforme. Une situation qui suscite colère et indignation chez le Dr Iloko, lequel n’a pas mâché ses mots :
« Vous voulez que je vous dise la vérité ? J’ai honte ! Je suis dégoûté ! (…) Il paraît que le Président de la Transition a donné 100 millions de francs CFA à Alain-Claude Bilie-By-Nze, mais Alain-Claude nous a présenté 50 millions. Je le dis et je le regarde dans les yeux. » Des propos qui ne laissent aucune place à l’ambiguïté et qui traduisent l’ampleur du malaise au sein du mouvement ou l’une des fidèles Marlène Fabienne Essola Efountame aurait aussi fait acte de candidature.
Cette affaire met en lumière des tensions internes qui pourraient fragiliser Ensemble pour le Gabon. La plateforme, censée être unie autour d’une vision commune, se retrouve aujourd’hui éclaboussée par des accusations de détournement et de manque de transparence. Si Alain-Claude Bilie-By-Nze n’a pas encore officiellement réagi à ces allégations, cette affaire risque de laisser des traces. L’opinion publique, quant à elle, s’interroge sur les conséquences de cette crise sur la crédibilité du mouvement et sur les relations entre ses membres.
En attendant une clarification ou une éventuelle réponse du principal mis en cause, une chose est certaine : l’heure est à la tempête au sein de Ensemble pour le Gabon.































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