
À l’approche de l’élection présidentielle du 12 avril 2025, Alain Claude Bilie-By-Nze tente de se positionner en défenseur de la justice, de la vérité et de la réconciliation. Pourtant, son passé politique sous le régime d’Ali Bongo Ondimba jette un sérieux doute sur sa sincérité et sa capacité à incarner ce renouveau.
2016 : un rôle clé dans la gestion des violences post-électorales
Les événements post-électoraux de 2016 ont marqué l’histoire du Gabon : fraudes électorales présumées, répression violente, et violations des droits humains. Dans ce contexte, une Commission Vérité, Justice et Réconciliation (JVR) aurait pu permettre de faire la lumière sur ces tragédies, d’identifier les responsabilités et d’apaiser les tensions. Mais Bilie-By-Nze, alors porte-parole du gouvernement, a minimisé la crise, allant jusqu’à nier publiquement l’existence des nombreuses exactions commises contre la population. Aujourd’hui, le même homme prétend faire de la réconciliation une priorité nationale.
Une posture opportuniste ?
Dans une interview récente accordée à une chaîne internationale, Bilie-By-Nze a admis avoir servi les intérêts d’un cercle restreint, plaçant la propagande au-dessus de la vérité. Jamais, durant son passage au gouvernement, il n’a évoqué la nécessité d’une commission JVR. Aujourd’hui, alors qu’il est candidat, il change de discours. De plus, a-t-il une seule fois salué le rôle des forces armées dans le coup de libération du 30 août 2023 qui a mis fin au régime Bongo sans effusion de sang ? Son silence sur cette transition pacifique interroge.
Un manque de crédibilité persistant
Alors que le peuple gabonais aspire à une nouvelle ère de vérité et de justice, Bilie-By-Nze semble pris au piège de son propre passé. Son manque de cohérence dans les discours et son historique de serviteur du régime déchu rendent difficilement crédible sa soudaine volonté de réconciliation. Dans cette campagne électorale où la confiance des citoyens sera déterminante, il appartient désormais aux Gabonais de juger si Bilie-By-Nze incarne réellement le changement qu’il prétend défendre.































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