
Après avoir voté à Makokou, Alain Claude Bilie-By-Nzé, dernier Premier ministre et candidat à l’élection, a exprimé des inquiétudes concernant des cartes d’électeurs retrouvées dans les bureaux de vote, qu’il a qualifiées d’ »indication de fraude possible ». Néanmoins, cette observation mériterait d’être éclaircie à la lumière des dispositions légales en vigueur, afin de dissiper tout malentendu et éviter de propager des insinuations infondées dans un climat aussi sensible.
En effet, la loi électorale gabonaise, en son titre IV relatif à la gestion des cartes d’électeurs en année électorale, stipule clairement que celles-ci peuvent être délivrées aux électeurs jusqu’à 24 heures avant le scrutin. Passé ce délai, les cartes non récupérées sont rassemblées et mises à disposition des électeurs dans chaque bureau de vote, à l’entrée de ces derniers, dans des espaces distincts, mais à proximité immédiate.
Cette organisation a pour objectif de garantir un bon déroulement des opérations de vote et à permettre aux électeurs qui n’ont pas encore retiré leur carte d’exercer leur droit de manière fluide et efficace. Il est donc important de souligner qu’il n’y a eu aucune entorse à cette procédure lors du scrutin à Makokou, ou sur l’ensemble du territoire.
Les cartes présentes dans les bureaux de vote, loin de constituer une violation de la loi, ou une tentative de fraude sont un élément normal et encadré par le processus électoral, visant à assurer que personne ne soit empêché de voter en raison de la non-remise préalable de sa carte. À ce titre, il est important de rappeler que la période électorale est particulièrement délicate et nécessite une vigilance maximale de la part de tous les acteurs politiques.
Les candidats, qu’ils soient en lice pour le scrutin ou non, doivent faire preuve de responsabilité dans leurs propos et actions. Dans un contexte où le pays aspire à la transparence et à la paix, il est impératif d’éviter toute confusion ou interprétation erronée des règles du jeu démocratique.
Il est donc fondamental que chaque acteur politique contribue à maintenir la stabilité du processus électoral et évite toute déclaration susceptible de semer le doute. Le Gabon mérite des élections transparentes et pacifiques, et la responsabilité de chaque candidat est essentielle dans cette optique.































Discussion about this post