
Alors que la campagne référendaire bat son plein, une question semble hanter l’esprit des Gabonais : où sont les partisans du « NON » ? Invisibles sur le terrain mais omniprésents sur les réseaux sociaux, ceux qui s’opposent à la nouvelle constitution préfèrent rester derrière leurs écrans, évitant soigneusement de croiser les citoyens en personne. Pourtant, malgré les assurances de sécurité données par le Président de la Transition, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, leur réticence à engager un dialogue direct soulève des doutes.
Ce choix de rester dans le monde virtuel suscite l’interrogation. Peut-on vraiment convaincre le peuple en évitant le terrain ? Le Gabon est un État bien réel, et cette campagne devrait être une occasion de discussions démocratiques, où chaque camp, qu’il soit pour le « OUI » ou le « NON », pourrait défendre ses idées face au peuple. Mais en préférant la prudence du virtuel, les partisans du « NON » apparaissent comme des leaders prudents, voire désavoués, craignant le face-à-face avec un peuple qui se souvient des années de gouvernance tumultueuses sous leur règne.
À l’approche du référendum du 16 novembre, l’issue semble de plus en plus certaine : le « OUI » se profile comme le choix majoritaire d’un peuple avide de renouveau. Même si la nouvelle constitution n’est pas exempte de critiques, elle incarne un pas vers un Gabon rénové. Les Gabonais sont prêts pour un nouveau départ, loin des querelles d’antan, et cette constitution pourrait bien être le socle d’un nouveau contrat social.































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