
C’est une page qui se tourne pour le Gabon sur la scène africaine. Après 19 mois de suspension, l’Union africaine (UA) a officiellement levé, ce mercredi 30 avril 2025, les sanctions imposées au pays à la suite de la transition politique déclenchée le 30 août 2023. Une décision unanimement saluée par les autorités gabonaises, et tout particulièrement par le président élu Brice Clotaire Oligui Nguema, qui s’est exprimé publiquement sur ses réseaux sociaux.
« Je ressens aujourd’hui une profonde fierté. Le Gabon vient de réintégrer l’Union africaine. Cette décision est bien plus qu’un symbole : c’est la reconnaissance de notre engagement collectif à reconstruire notre pays dans la paix, l’ordre et la dignité », a déclaré le chef de l’État.
Le président Oligui Nguema a également adressé ses remerciements aux partenaires africains pour leur soutien et leur confiance, témoignant ainsi de la volonté renouvelée du Gabon de s’inscrire dans une dynamique continentale de solidarité, de paix et de développement.
De la transition à la normalisation
La levée des sanctions de l’UA constitue une étape déterminante dans la normalisation des relations diplomatiques du Gabon avec ses partenaires africains. Suspendu à la suite de la prise de pouvoir militaire ayant mis fin à 56 ans de régime Bongo, le pays s’était vu imposer une série de restrictions en attendant un retour à l’ordre constitutionnel.
Depuis, le processus de transition mené sous l’autorité du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI) s’est matérialisé par une série de mesures clés : dialogue national, rédaction d’une nouvelle Constitution, réformes institutionnelles, et surtout, organisation d’une élection présidentielle pluraliste et pacifique. Ces avancées ont été saluées par de nombreux observateurs internationaux, qui ont vu dans le scrutin du 12 avril une étape décisive vers la restauration démocratique.
Un regain diplomatique confirmé
La décision de l’Union africaine intervient dans un contexte où le Gabon renoue progressivement avec les organisations régionales et internationales. Le pays a ainsi réintégré la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) en mars dernier, et reprend progressivement sa place dans les grands forums diplomatiques.
À quelques jours de l’investiture du président élu, prévue le samedi 3 mai au Stade de l’Amitié d’Angondjé, ce retour au sein de l’Union africaine vient consolider la légitimité des autorités issues de la transition et renforcer la stature régionale du pays.
Vers une diplomatie de reconstruction
Mais au-delà du symbole, les autorités gabonaises sont désormais attendues sur un autre terrain : celui de la gouvernance, de la stabilité et du développement inclusif. La réintégration à l’UA offre au Gabon une opportunité stratégique pour relancer sa diplomatie, attirer des partenaires économiques et affirmer un leadership nouveau fondé sur les valeurs de souveraineté, de dialogue et de justice sociale.































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