Routes, agriculture, santé, protection sociale, lutte contre la vie chère, accès à l’eau, diplomatie ou encore diversification économique : lors d’une conférence de presse tenue le 17 juillet 2026, le porte-parole de la Présidence de la République, Théophane Nzame-Nze Biyoghe, a dressé le bilan de la première année de gouvernance du Président Brice Clotaire Oligui Nguema. Une communication qui met en lumière les réformes engagées, les premiers résultats obtenus et les priorités appelées à façonner la trajectoire de la Ve République.
Un an après l’installation des institutions de la Ve République, la Présidence de la République estime avoir franchi une première étape décisive dans la mise en œuvre du projet porté par le Président Brice Clotaire Oligui Nguema. Face à la presse, le porte-parole de la Présidence, Théophane Nzame-Nze Biyoghe, est revenu sur les principaux chantiers engagés depuis l’arrivée du Chef de l’État au pouvoir, en insistant sur une ambition : restaurer durablement la crédibilité du Gabon tout en posant les bases d’un nouveau modèle de développement.
Selon lui, cette première année n’avait pas vocation à achever les transformations attendues, mais à créer les conditions d’une réforme profonde de l’État, de l’économie et des services publics.
Restaurer la crédibilité du Gabon sur la scène internationale
Premier axe mis en avant : le repositionnement diplomatique du pays. La Présidence estime que la stratégie de dialogue, d’ouverture et de défense des intérêts nationaux engagée par le Chef de l’État permet au Gabon de retrouver progressivement une place de choix dans les grands rendez-vous internationaux.
Cette dynamique s’est notamment traduite par une participation accrue aux forums continentaux et internationaux, le renforcement des relations bilatérales avec plusieurs partenaires stratégiques ainsi que par une présence plus affirmée du Gabon dans les organisations internationales.
Diversifier l’économie pour réduire la dépendance aux matières premières
Sur le plan économique, l’exécutif revendique un changement de paradigme. L’objectif affiché est de dépasser le modèle fondé sur l’exportation de matières premières brutes en privilégiant leur transformation locale et le développement de nouveaux secteurs de croissance.
La valorisation du manganèse, le développement du numérique, des infrastructures, de l’énergie et de l’agriculture figurent parmi les priorités identifiées pour bâtir une économie plus résiliente, plus compétitive et davantage créatrice d’emplois.
L’agriculture érigée en pilier de la souveraineté alimentaire
La Présidence met particulièrement en avant les efforts consentis en faveur de l’agriculture. Parmi les réalisations citées figurent la distribution de 145 tracteurs, la création d’une base de données nationale de la filière avicole, le lancement de la Société Agropastorale du Gabon ainsi que la mobilisation de 120 milliards de FCFA dans le cadre du plan d’urgence avicole.
Ces investissements visent à accroître la production nationale, réduire la dépendance aux importations alimentaires et renforcer la souveraineté alimentaire du pays.
Les infrastructures au cœur de la transformation
Autre chantier emblématique : le développement des infrastructures. Selon les chiffres communiqués par la Présidence, 1 886 kilomètres de routes sont actuellement en cours d’aménagement sur l’ensemble du territoire national.
Ces travaux auraient déjà permis la création de 6 289 emplois directs, illustrant la volonté des autorités de faire des grands chantiers un levier de croissance économique, de désenclavement des territoires et de création d’opportunités pour les populations.
Santé, protection sociale et pouvoir d’achat
Le bilan présenté accorde également une place importante aux politiques sociales.
La Présidence cite notamment l’extension de la couverture maladie aux travailleurs indépendants, le recrutement de personnels de santé, la réhabilitation de plusieurs structures hospitalières ainsi que les mesures destinées à préserver le pouvoir d’achat des ménages.
La création de la Centrale d’Achat du Gabon (CEAG), la prorogation de la mercuriale et les initiatives engagées dans la lutte contre la vie chère sont présentées comme des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes des populations.
L’urgence hydrique comme réponse à une situation exceptionnelle
Interrogé sur la crise de l’eau, Théophane Nzame-Nze Biyoghe a rappelé que l’état d’urgence hydrique décrété par le Chef de l’État répond à une logique d’action immédiate.
Selon lui, cette décision vise à apporter des solutions rapides aux difficultés rencontrées par les ménages, en attendant la mise en service des infrastructures structurantes actuellement en cours de réalisation.
« Il faut voir l’engagement du Chef de l’État de tout mettre en œuvre pour réduire les difficultés auxquelles sont confrontés les ménages gabonais, en attendant la livraison de chantiers plus structurants », a-t-il déclaré.
Une diplomatie tournée vers les partenariats stratégiques
La conférence de presse a également permis d’annoncer la prochaine visite d’État que le Président Brice Clotaire Oligui Nguema effectuera en France à l’invitation de son homologue Emmanuel Macron.
Cette rencontre s’inscrit dans la continuité du renforcement des relations bilatérales entre Libreville et Paris et devrait permettre d’assurer le suivi des accords conclus entre les deux pays, notamment dans les domaines économique, diplomatique et stratégique.
Le défi des mentalités
Au-delà des réalisations matérielles, le porte-parole de la Présidence a insisté sur une dimension qu’il juge essentielle : la responsabilité citoyenne.
Pour lui, les investissements publics et les réformes institutionnelles ne suffiront pas, à eux seuls, à transformer durablement le Gabon. Cette évolution suppose également un changement des comportements, une culture renforcée de la responsabilité, du travail et de l’engagement collectif.
À travers cette conférence de presse, la Présidence de la République entend démontrer que les réformes engagées depuis un an commencent à produire des effets dans plusieurs secteurs stratégiques. Si les autorités reconnaissent que la transformation du pays s’inscrit dans un temps long, elles affichent leur volonté de maintenir le cap des réformes afin de bâtir un Gabon plus compétitif, plus inclusif et davantage tourné vers le développement durable. Le message est clair : les fondations sont posées, et l’exécutif entend désormais accélérer la concrétisation des grands chantiers de la Ve République.































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