
Avec l’élection écrasante de Brice Clotaire Oligui Nguema à la magistrature suprême, le Gabon entre résolument dans une nouvelle ère. Et dans l’ombre lumineuse de cette victoire historique, émerge une femme dont la présence discrète dissimule une force tranquille : Zita Oligui Nguema, désormais Première Dame de la République Gabonaise. Comme dit le dicton derrière un grand homme se cache une femme.
Quatrième femme à occuper ce rôle dans l’histoire politique du pays, Zita arrive dans un contexte de rupture et de refondation. Dans le sillage du scrutin du 12 avril 2025, qui a consacré son époux avec plus de 90 % des voix, elle a livré, sur ses réseaux, une réaction brève mais chargée d’émotion : « C’Bon. C’est fait. Merci au peuple gabonais pour le soutien. Félicitations M. le Président. » Quelques mots, mais un monde derrière : celui d’une femme qui mesure le poids du moment, qui accueille l’histoire avec humilité et fierté, et qui s’apprête à y inscrire sa part.
Militante de l’ombre depuis plusieurs années à travers sa fondation Ma Bannière, elle incarne un engagement profondément enraciné dans les réalités sociales du pays. À l’heure où le Gabon cherche à se reconstruire, Zita Oligui Nguema pourrait bien devenir la figure féminine d’un leadership nouveau : accessible, pragmatique, résolument tourné vers l’humain.
Après Edith Lucie Bongo, icône de la diplomatie sanitaire, et Sylvia Bongo Ondimba, longtemps critiquée pour son influence négative dans la gestion de la chose publique et sa folie des grandeurs, la nation observe, attentive : quel combat Zita choisira-t-elle d’embrasser ? La lutte contre les inégalités ? La promotion de l’éducation des jeunes filles ? Ou peut-être un plaidoyer pour les familles rurales, laissées trop longtemps en marge du développement national ?
Dans l’attente de ses premières prises de parole officielles, un élément mérite d’être souligné : dans cette cinquième République en gestation, la place et le rôle de la Première Dame pourraient être enfin précisés, voire encadrés par la Constitution. Une avancée significative, si elle venait à se concrétiser, car elle offrirait une légitimité institutionnelle à une fonction souvent perçue comme informelle, et pourtant influente.
Zita Oligui Nguema ne se contente pas d’entrer dans l’histoire. Elle y entre avec la grâce d’un symbole et la promesse d’une action. Derrière elle, un pays en éveil. Devant elle, un chemin à tracer. Dans le cœur du peuple, déjà, une espérance silencieuse : que cette Première Dame-là soit celle du renouveau, de la dignité retrouvée et de la justice sociale partagée.































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