
Les réformes économiques audacieuses engagées par le Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, pourraient bien marquer le début d’un tournant structurel dans l’histoire contemporaine du Gabon.
En lançant deux fonds stratégiques, 20 milliards pour les jeunes entrepreneurs, 5 milliards pour les agriculteurs et éleveurs, et en les finançant avant même le vote présidentiel, le Chef de l’État place l’économie réelle, productive et inclusive au cœur de son action.
Et si, derrière ces chiffres, se dessinait en silence l’essor d’un nouveau modèle gabonais ?
De la promesse au mécanisme
Ce qui frappe dans cette initiative, ce n’est pas seulement la somme mobilisée. C’est le sérieux de la démarche, sa logique systémique :
• Un site internet en cours de création pour candidater,
• Une sélection rigoureuse des projets,
• Un accompagnement obligatoire via des formations,
• Un partenariat annoncé avec les incubateurs,
• Des prêts à taux réduits (3 à 4 %),
• Une exonération fiscale pour les bénéficiaires,
• Et une sanction claire pour les fraudeurs : remboursement obligatoire sous peine de poursuites.
On ne parle plus ici d’une mesure ponctuelle de soutien ou d’une annonce électorale sans suite. Ce qui se met en place est une ingénierie de la croissance locale, pensée pour durer et irriguer en profondeur le tissu économique national.
Un virage stratégique pour le pays
Ce virage est d’autant plus significatif qu’il survient dans un contexte de transition politique. Là où certains pays s’enlisent dans l’immobilisme entre deux régimes, le Gabon, sous la houlette d’Oligui Nguema, se réinvente comme un laboratoire du renouveau africain : un État qui finance sa jeunesse, investit dans sa terre, et ose croire que son avenir ne dépend ni des matières premières ni des marchés extérieurs, mais de ses propres forces vives.
Ce choix de l’entrepreneuriat, allié à une volonté ferme de relancer le secteur agricole, ouvre une double piste de croissance :
• D’une part, l’innovation et l’économie numérique, portées par les jeunes ;
• D’autre part, la sécurité alimentaire et l’industrialisation rurale, portées par les agriculteurs et éleveurs.
Un pari sur le long terme
À cinq mois du lancement opérationnel complet du dispositif, les signaux sont encourageants. Il reste évidemment des défis : transparence dans les sélections, encadrement technique, suivi rigoureux des remboursements. Mais le socle est là. Et il repose sur une idée simple : le développement ne se décrète pas, il se bâtit.
Dans cette logique, Brice Clotaire Oligui Nguema ne se contente pas de gouverner. Il prépare le terrain pour que d’autres poussent et réussissent. Il sort du cycle de l’assistanat et entre dans celui de la co-responsabilité.
Une lueur pour l’Afrique centrale ?
Ce modèle gabonais peut-il inspirer d’autres pays de la sous-région ? Très probablement. Car il montre que l’Afrique n’a pas besoin d’attendre un miracle ou un plan venu d’ailleurs. Elle peut construire son essor à partir de ses jeunes, de ses terres et d’un leadership cohérent.
Le Gabon tient peut-être ici la première pierre de son propre miracle économique. Une pierre posée sans bruit, mais solidement, au nom de tous ceux qui croient encore en l’avenir.
































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