« Aujourd’hui, avec le projet Gab Pêche, le Gabon reprend la maîtrise de ses ressources halieutiques. » C’est en ces termes que le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a salué ce 9 septembre 2025 le premier débarquement de poissons du projet Gab Pêche, initiative-phare du gouvernement pour redonner au poisson sa place dans l’assiette des Gabonais.
En à peine un mois après son lancement officiel par la ministre de la Mer et de l’Économie bleue, Laurence Ndong, le pari commence à porter ses fruits : huit pirogues sur dix engagées dans la phase pilote ont rapporté chacune près de 300 kilos de poissons, soit un total de 2,4 tonnes mises à la disposition des ménages.
De la vie chère à la souveraineté alimentaire
Pour le chef de l’État, ce projet dépasse la simple lutte contre la vie chère. Il s’agit d’un acte politique fort visant à reprendre le contrôle d’une ressource stratégique longtemps accaparée par les importations. « Demain, lorsque nous aurons 100, voire 500 pirogues Gab Pêche, le poisson redeviendra abondant et accessible à tous », a affirmé Oligui Nguema.
Un levier pour l’emploi des jeunes
Le projet Gab Pêche se veut aussi un outil d’inclusion. « Chaque pirogue mise à l’eau, chaque filet déployé, c’est un emploi créé, une dignité retrouvée et un avenir construit », a souligné le président. Avec près de 40 % des jeunes touchés par le chômage, la filière halieutique pourrait devenir un vivier d’emplois et de formation.
Un potentiel maritime à valoriser
Avec ses 800 km de côtes et une biodiversité marine encore sous-exploitée, le Gabon dispose d’un avantage comparatif indéniable. Le projet s’inscrit dans une stratégie plus large de développement de l’économie bleue, combinant pêche artisanale, aquaculture et infrastructures portuaires modernes.
Une vision de souveraineté assumée
« Renforcer notre souveraineté alimentaire, c’est renforcer notre indépendance, protéger notre jeunesse et servir dignement la Nation », a conclu Oligui Nguema dans un message aux allures de manifeste politique.
Par ce programme, le président entend inscrire la souveraineté alimentaire comme un pilier de la Cinquième République gabonaise, au même titre que l’industrialisation et la souveraineté énergétique.





























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