Alors que Mme Sylvia Bongo Ondimba occupe l’espace médiatique, multipliant interviews et apparitions sur des chaînes comme France 24, une question cruciale demeure sans réponse : qu’est devenu l’argent des Gabonais au cours de ces quatorze années de gestion par Ali Bongo Ondimba, son époux ?
Les discussions publiques tendent à se focaliser sur les ressentis et les récits personnels, laissant dans l’ombre les interrogations fondamentales sur la transparence et la responsabilité financière.
Si l’émotion captive les médias, elle ne peut se substituer à la clarté sur la gestion des biens publics. Les larmes et les anecdotes personnelles ne règlent pas les questions de fonds, ni ne justifient l’opacité qui a trop longtemps régné.
Aujourd’hui, ce que réclament les Gabonais, ce n’est pas de savoir qui a souffert de quels désagréments, mais de comprendre comment ont été utilisés les revenus du pétrole, du manganèse, des forêts et des autres ressources du pays.
La population aspire à des comptes précis, à une reddition de comptes sérieuse et à la certitude que ses richesses nationales ont été gérées avec rigueur et équité. Ce qui, nous le savons tous, n’a pas été le cas. Le procès du clan Bongo-Valentin en a d’ailleurs fait la parfaite démonstration.
C’est pourquoi, dans le narratif mis en place par les membres du régime déchu, on évite au maximum de parler du bilan d’Ali Bongo Ondimba. Avec 18 000 milliards FCFA de budget voté entre 2009 et 2015, les autorités disposaient de suffisamment de ressources pour réaliser des investissements structurants, engager la réforme nécessaire de l’État et organiser une meilleure redistribution des richesses. À ce stade, il est inutile d’évoquer la période 2016-2023 en matière de budget.
Sylvia Bongo-Valentin, se garde bien de parler de sa deuxième passion : le shopping, avec des achats de bijoux de luxe coûtant des millions d’euros. Voici le véritable débat de fond.
Le débat doit donc dépasser la simple bataille d’images et se recentrer sur l’essentiel : la gestion des ressources et la transparence financière, conditions indispensables pour restaurer la confiance et garantir une justice économique durable au Gabon.































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