Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a pris part, le jeudi 14 mai 2026 à Kigali, à la cérémonie d’ouverture de la 13ᵉ édition de l’Africa CEO Forum, l’un des plus importants rendez-vous économiques du continent africain.
Dans une Afrique en quête de souveraineté économique, de transformation industrielle et d’intégration régionale, la présence du chef de l’État gabonais à ce forum stratégique confirme la volonté de Libreville de s’imposer comme un acteur crédible du renouveau économique africain.
Organisé par Jeune Afrique Media Group en partenariat avec International Finance Corporation (IFC), l’événement a réuni plus de 2 500 participants venus de plus de soixante-quinze pays, parmi lesquels des chefs d’État, des investisseurs internationaux, des dirigeants de multinationales et des décideurs publics de premier plan.
Le Gabon dans le cercle des économies africaines en transformation
Aux côtés de dirigeants africains tels que Paul Kagame, Bola Ahmed Tinubu, Mohamed Ould Ghazouani, Daniel Chapo ou encore Mamadi Doumbouya, Oligui Nguema a participé à une rencontre centrée sur les nouveaux leviers de croissance africaine.
Le thème retenu cette année, « L’impératif d’échelle : pourquoi l’Afrique doit embrasser la copropriété partagée », résonne particulièrement avec la stratégie économique défendue par le président gabonais depuis le début de son mandat : industrialisation locale, transformation des matières premières, diversification économique et montée en puissance du secteur privé national.
Dans les cercles économiques africains, le Gabon apparaît progressivement comme un pays engagé dans une mutation structurelle visant à sortir du modèle exclusivement extractif pour bâtir une économie davantage tournée vers la valeur ajoutée locale.
Une diplomatie économique de résultats
En marge du forum, le président gabonais a multiplié les échanges avec plusieurs dirigeants d’entreprises africaines et internationales autour des opportunités d’investissement au Gabon.
Ces rencontres s’inscrivent dans une stratégie diplomatique désormais assumée par Libreville : transformer chaque déplacement présidentiel en plateforme d’attractivité économique.
Après Nairobi, Luanda et Kampala, Kigali constitue une nouvelle étape dans cette diplomatie économique offensive portée par Oligui Nguema, avec une priorité claire : attirer des capitaux, renforcer les partenariats industriels et accélérer la transformation des infrastructures nationales.
Le chef de l’État gabonais cherche notamment à positionner le pays comme une destination stable et crédible pour les investisseurs africains et internationaux, dans un contexte continental marqué par une concurrence croissante pour les financements et les projets structurants.
Le rapprochement stratégique entre Kigali et Libreville
L’un des moments marquants de cette séquence diplomatique aura été l’audience accordée à Oligui Nguema par son homologue rwandais Paul Kagame.
Les deux dirigeants ont échangé dans un climat qualifié de cordial autour du renforcement de la coopération bilatérale entre le Gabon et le Rwanda.
À cette occasion, Paul Kagame a officiellement invité le président gabonais à effectuer une visite d’État au Rwanda, signe du rapprochement progressif entre Kigali et Libreville.
Cette dynamique illustre également la volonté du Gabon de renforcer ses partenariats avec des pays africains ayant réussi à bâtir des modèles reconnus en matière de gouvernance publique, de digitalisation et d’attractivité économique.
Le pari africain d’Oligui Nguema
À Kigali, Brice Clotaire Oligui Nguema poursuit ainsi une stratégie plus large : inscrire durablement le Gabon dans les grands circuits de décision économique du continent.
Le président gabonais cherche à projeter l’image d’un pays en transformation, capable de conjuguer stabilité politique, modernisation institutionnelle et ambition économique.
Sa participation active à l’Africa CEO Forum confirme cette volonté de faire du Gabon non plus un simple observateur des mutations africaines, mais un acteur pleinement engagé dans la nouvelle dynamique économique du continent.
Dans un environnement international marqué par les recompositions géopolitiques et la compétition économique mondiale, Libreville entend désormais faire entendre sa voix et défendre ses intérêts avec davantage d’assurance sur la scène africaine.




























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