La mission d’évaluation du Gabon dans le cadre du deuxième cycle d’examen de la Convention des Nations unies contre la corruption (CNUCC), conduite par des experts de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), s’est poursuivie ce mardi avec la deuxième journée des travaux, centrée sur l’analyse technique des dispositifs nationaux de prévention et de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite.
Engagés sur trois jours, ces travaux visent à apprécier le niveau de mise en œuvre des engagements internationaux du Gabon en matière de gouvernance, de transparence et de renforcement de l’intégrité publique. La première journée avait été consacrée aux interventions de cadrage des autorités nationales et des experts onusiens, ouvrant la voie à une phase d’examen plus approfondi des mécanismes institutionnels.
Cette deuxième journée a permis d’entrer dans le cœur de l’évaluation, à travers l’examen détaillé des dispositifs opérationnels mis en place par l’État gabonais. Les échanges ont porté sur la formation des agents impliqués dans la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, les actions de sensibilisation, le renforcement des mécanismes de contrôle et de prévention, ainsi que le fonctionnement et les prérogatives de la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite. Les experts ont également passé en revue les dispositifs de coordination entre les différentes institutions concernées.
Les travaux ont par ailleurs mis en lumière les réformes engagées depuis l’accession à la magistrature suprême du Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema. Depuis son arrivée à la tête du pays, la lutte contre la corruption, la consolidation de la bonne gouvernance, la gestion rigoureuse des deniers publics, le renforcement des mécanismes de contrôle et la modernisation du recouvrement des ressources de l’État constituent des priorités structurantes de l’action gouvernementale.
Cette orientation s’est aussi traduite par une modernisation progressive des outils de gestion publique, notamment à travers la digitalisation des procédures administratives et financières, visant à améliorer la traçabilité des opérations, sécuriser les recettes publiques et renforcer l’efficacité des mécanismes de contrôle.
Dans ce contexte, la mission d’évaluation de l’ONUDC s’inscrit comme un cadre d’analyse et d’échange technique permettant d’apprécier les progrès réalisés, mais aussi d’identifier les défis persistants dans la mise en œuvre des engagements internationaux du Gabon en matière de lutte contre la corruption.
Les travaux, qui se poursuivent jusqu’au 1ᵉʳ juillet 2026, devraient déboucher sur un rapport final assorti de recommandations opérationnelles destinées à consolider davantage le dispositif national de prévention et de répression de la corruption et de l’enrichissement illicite.































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