
Le 4ᵉ Vice-président de l’Assemblée nationale de transition, Geoffroy Foumboula Libéka Makosso, a prononcé jeudi dernier un réquisitoire cinglant contre plusieurs figures de l’ancien régime gabonais, suite à leurs critiques virulentes de la gouvernance actuelle du pays en période de transition. En ligne de mire : Pierre Claver Maganga Moussavou, ancien Vice-président de la République, Alain-Claude Bilie By Nzé, ancien Premier ministre, Ali Akbar Onanga Y’Obégué, ancien ministre, ainsi qu’Albert Ondo Ossa, ancien ministre et candidat à la présidentielle de 2023. Ces derniers avaient dénoncé, lors d’une sortie conjointe mercredi, les « dérives » de la Transition et du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI).
Dans une intervention ferme, Geoffroy Foumboula Libéka Makosso a qualifié les propos de ces anciens responsables de « politique spectacle » et les a accusés d’être responsables de la manipulation électorale et de la légitimation des crises politiques sous l’ancien régime. Selon lui, ces figures politiques, associées à des pratiques de manipulation électorale et à des crises post-électorales, n’ont aucune légitimité pour donner des leçons sur la transition actuelle. Pour Libéka Makosso, leur passé dans le système précédent les disqualifie totalement. « Nous ne sommes pas dans un jeu », a-t-il souligné, rappelant que ces acteurs politiques auraient dû être soumis à des poursuites pour leur rôle dans les crises passées, plutôt que de pouvoir « polluer les oreilles des Gabonais » durant cette période de transition.
Plus pragmatique, Geoffroy Foumboula Libéka Makosso a aussi réagi aux accusations de manipulation de la nouvelle constitution, récemment adoptée à la suite du référendum du 16 novembre 2024. Il a insisté sur le fait que les ajustements effectués sur certains articles de la Constitution étaient principalement des corrections matérielles mineures et des ajustements de forme, n’affectant pas l’essence juridique ni l’esprit des dispositions révisées. Pour garantir la transparence et éviter toute confusion, il a recommandé que les autorités compétentes communiquent plus clairement sur ces ajustements et régularisent cette situation auprès de la population gabonaise, afin d’éviter toute manipulation de l’opinion publique.































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