
Le texte adopté dans la nuit du 20 au 21 janvier 2025 offre la possibilité aux magistrats et aux militaires de briguer les suffrages des électeurs. Ce qui met fin au suspense sur la possible candidature du Président de la Transition, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, à la magistrature suprême dans moins de trois mois.
La question était sur toutes les lèvres depuis la tenue du dialogue inclusif d’avril 2024. Les recommandations issues de cette grand-messe laissaient déjà présager, à la fin de la Constituante, de la possibilité de certains acteurs de la transition actuelle de se présenter à la présidentielle. Depuis le 20 janvier 2025, l’épais mystère qui enveloppait la question de la candidature des membres du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) à l’élection présidentielle, vient d’être levé.
De fait, les Parlementaires ont adopté la mouture du code électoral issue des assises d’avril 2024. Le texte, dans ses dispositions, permet aux militaires et aux magistrats de candidater à l’élection présidentielle. Toutefois, le nouveau code électoral dispose que les militaires et magistrats désireux de faire acte de candidature doivent au préalable prendre une mise en disponibilité avant cette échéance.
Appels du peuple
Une tournure qui intervient dans une ambiance de multiplication des appels du peuple, au travers de manifestations, à une candidature du Président de la Transition à la prochaine élection présidentielle qui devrait, selon le communiqué final du conseil des ministres du mercredi 22 janvier 2025, se tenir le samedi 13 avril prochain (lire notre article).
En effet, les marches et les motions de soutien se multiplient pour Brice Clotaire Oligui Nguema, l’invitant clairement à se porter candidat à ce scrutin. Le Général se lancera-t-il ?
De plus, la nouvelle constitution gabonaise largement approuvée par référendum le 16 novembre 2024, ouvrait déjà la voie d’une candidature du Général à la prochaine élection, avant que le nouveau Code ne vienne consacrer, par cette disposition particulière, cette possibilité. Tout juste, la nouvelle loi fondamentale instaure une limitation des mandats présidentiels à deux pour une durée de sept ans. « Nul ne peut exercer plus de deux mandats successifs, quelles que soient les éventuelles révisions de la Constitution », précise l’article 42.
Pour l’heure, le Général entretient le mystère sur sa très probable candidature. Si le dernier verrou sur sa candidature à cette élection vient de sauter publiquement, de nombreux observateurs estiment que sa présentation à la future présidentielle ne fait plus de doutes. Pour mémoire, l’on se souvient que lors du discours prononcé le 12 juillet 2024 à Tchibanga dans le sud du Gabon à l’occasion de la tournée républicaine dans les 09 provinces, le Président de la Transition avait indiqué sans sourciller que les Gabonais devaient faire preuve de patience. « Soyez patients. Si en 10 mois on a pu faire ça, c’est qu’en sept ans on fera plus », garantissait Brice Clotaire Oligui Nguema.































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