Il est temps de dire les choses avec clarté. Le développement d’une nation ne peut se construire dans le désordre, l’incivisme et le refus permanent de l’autorité de l’État. On ne peut pas aspirer à vivre dans une ville moderne tout en s’opposant systématiquement aux mesures qui permettent précisément cette modernisation.
Le tronçon reliant le carrefour du feu tricolore de la Peyrie à Rio, en passant par le marché Mont-Bouët, fait aujourd’hui l’objet d’un vaste projet de réhabilitation. Demain, cette voie offrira un visage totalement nouveau : une chaussée moderne, un éclairage public performant, une circulation plus fluide, des espaces mieux aménagés et une sécurité renforcée pour les usagers, les riverains et les commerçants eux-mêmes.
Mais pour parvenir à ce résultat, une exigence s’impose : les trottoirs et les emprises du domaine public doivent être entièrement libérés. C’est non négociable, si on aspire à la modernisation de la ville, c’est un fait !
Aux commerçantes qui continuent d’occuper ces espaces, le message doit être entendu sans ambiguïté. Cette décision n’est dirigée contre personne. Le Président de la République n’a jamais cessé d’accorder une attention particulière aux femmes commerçantes, dont il connaît les difficultés et le rôle essentiel dans l’économie familiale. Mais soutenir les populations ne signifie pas cautionner des pratiques qui empêchent le développement du pays.
Les trottoirs ne sont pas des espaces commerciaux. Ils sont destinés aux piétons et participent à l’organisation harmonieuse de la ville. Les occuper illégalement revient à compromettre la circulation, à accroître les risques d’accidents et à ralentir les travaux destinés à améliorer significativement le cadre de vie de tous.
On ne peut pas dénoncer les embouteillages, réclamer des routes modernes, exiger davantage de sécurité et, dans le même temps, refuser de libérer les espaces publics indispensables à la réalisation des infrastructures. On ne peut pas vouloir une chose et son contraire.
Le développement impose des règles. Il impose de la discipline, du civisme et un sens élevé de l’intérêt général. Refuser toute évolution sous prétexte de préserver des habitudes devenues incompatibles avec la modernisation constitue une impasse. Faire la sourde oreille face à une politique engagée pour améliorer les conditions de vie de tous est une attitude qui ne sert ni les populations ni la Nation.
Depuis son accession à la magistrature suprême, le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, conduit avec détermination un vaste programme de transformation du Gabon. Partout sur le territoire national, les chantiers se multiplient, les infrastructures renaissent et les réformes s’accélèrent. Cette volonté politique est constante, nous le constatons tous. On peut ne pas aimer Oligui Nguema, mais avoir l’honnêteté intellectuelle de reconnaître que les choses bougent dans le bon sens.
Malheureusement, cette dynamique se heurte encore à des mentalités qui peinent à rompre avec les mauvaises habitudes du passé. Certains continuent de privilégier des intérêts particuliers au détriment de l’intérêt collectif, oubliant que les sacrifices consentis aujourd’hui construiront le Gabon de demain.
Mais cette interpellation ne concerne pas uniquement les populations.
Elle s’adresse également à certains responsables publics, élus et administrateurs qui semblent avoir perdu de vue le sens même de leur mission.
Le Président de la République l’a rappelé lui-même devant la représentation nationale : il appartient aux responsables d’aller vers les populations, d’expliquer les réformes, de sensibiliser, de convaincre et d’accompagner. Une politique publique, aussi pertinente soit-elle, ne peut produire tous ses effets si elle n’est pas expliquée avec pédagogie.
Or, il est regrettable de constater que certains préfèrent encore le confort de leurs bureaux feutrés à la réalité du terrain. Ils attendent que les incompréhensions dégénèrent avant d’agir, alors que leur présence auprès des citoyens aurait permis d’éviter bien des tensions.
La proximité ne doit pas être un simple slogan. Elle doit devenir un devoir permanent. Être responsable, ce n’est pas seulement participer aux réunions administratives ou signer des documents. C’est être présent là où les populations attendent des réponses, des explications et un accompagnement.
L’échange direct qu’a eu hier, le Chef de l’État avec les agents de la SEEG en est une parfaite illustration. Sans protocole excessif, sans intermédiaires et sans artifices, il a choisi le dialogue franc, la vérité et l’écoute. Voilà l’exemple que devraient suivre tous ceux qui ont reçu la mission d’accompagner son action.
Les grands projets ne réussiront ni avec des populations enfermées dans des comportements contraires à l’intérêt général, ni avec des responsables absents du terrain. Les responsabilités sont partagées.
Les citoyens doivent comprendre que le civisme n’est pas une option, mais une obligation. Respecter le domaine public, se conformer aux décisions prises dans l’intérêt collectif et accompagner les politiques de développement relèvent du devoir de chaque citoyen.
Dans le même temps, les responsables publics doivent rompre avec l’immobilisme qui caractérise encore certains d’entre eux. Ils doivent quitter leurs bureaux, aller au contact des populations, expliquer les décisions, répondre aux préoccupations et incarner cette gouvernance de proximité voulue par le Président de la République.
Enfin, lorsque le Chef de l’État affirme savoir parfaitement que certains, dans son entourage, lui présentent une lecture déformée des réalités du terrain ou entretiennent des discours éloignés des attentes des populations, ce constat appelle une réflexion profonde. Une vision aussi ambitieuse que celle qu’il porte ne peut être freinée par des relais inefficaces, passifs ou déconnectés des réalités. C’est à lui d’agir fermement.
Le Gabon est engagé dans une nouvelle dynamique. Le temps de l’immobilisme est révolu. L’heure est désormais à l’action, à la responsabilité et au civisme. Ceux qui continuent de résister au changement, qu’ils soient citoyens ou détenteurs d’une responsabilité publique, ne s’opposent pas seulement à une décision administrative ; ils retardent le progrès auquel aspire toute une Nation et c’est inadmissible.



![[Série] Diminution de la rémunération des directeurs généraux au Gabon : une mesure forte pour réduire la masse salariale de l’État](https://digitalnews-ga.net/wp-content/uploads/2026/06/FB_IMG_1781541234148-1-360x180.jpg)



















![[TRIBUNE] PK12 : regarder au-delà du trou de la serrure pour voir le Gabon qui se transforme](https://digitalnews-ga.net/wp-content/uploads/2026/06/IMG-20260624-WA0011-350x250.jpg)



![[TRIBUNE] Gabon – Développement, civisme et responsabilité : le progrès exige des choix et des sacrifices](https://digitalnews-ga.net/wp-content/uploads/2026/06/IMG-20260630-WA0019-120x86.jpg)



Discussion about this post