Aucun pays ne s’est jamais véritablement développé en négligeant ses fondations, ce n’est pas vrai. L’histoire économique et politique des nations est formelle : sans infrastructures solides, il n’y a ni croissance soutenable, ni justice sociale crédible, ni État efficace, c’est un fait. Le Gabon est aujourd’hui confronté à cette vérité fondamentale et c’est précisément sur ce terrain exigeant que le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence, Brice Clotaire Oligui Nguema a choisi d’engager le pays.
Certains disent on ne mange pas les routes et autres infrastructures, mais c’est une grosse erreur et pour cause ?
Les infrastructures ne sont pas un luxe, encore moins un caprice politique. Elles constituent l’ossature déterminante de toute société moderne. Routes, ponts, écoles, hôpitaux, réseaux énergétiques, équipements administratifs : sans ces outils structurants, l’économie ne circule pas, l’administration s’essouffle, les services sociaux se délitent et les inégalités se creusent. Construire, ce n’est pas détourner l’attention du social ; c’est créer les conditions mêmes de son efficacité.
Prenons le domaine de la route : Sans infrastructures routières dignes de ce nom, le développement économique et social demeure fortement compromis. La route n’est pas qu’un simple axe de circulation : elle constitue un maillon essentiel de l’acheminement des marchandises. Sans voies praticables, les produits peinent à quitter les zones de production, les coûts augmentent et la compétitivité nationale s’effondre.
En l’absence de routes fiables, produire devient difficile, voire risqué. Les entreprises stagnent, les investissements se raréfient et la création d’emplois s’en trouve freinée, rendant la lutte contre le chômage illusoire.
La route est aussi un enjeu social majeur : sans infrastructures adéquates, les travailleurs peinent à rejoindre leurs lieux de travail à temps, les services de base deviennent moins accessibles et les inégalités territoriales se creusent.
Parlons de l’industrialisation : Au-delà de la mobilité, l’industrialisation du pays apparaît comme un levier indispensable pour mieux produire et atteindre l’autosuffisance alimentaire. La transformation locale des matières premières, la création de chaînes de valeur nationales et la réappropriation stratégique de certains secteurs constituent des préalables à une économie résiliente et souveraine. Avec une économie solide et bien structurée, il devient possible de mettre en œuvre une politique de redistribution juste et efficace, garantissant une meilleure répartition des richesses et un développement véritablement inclusif.
Investir dans les infrastructures routières et soutenir l’industrialisation ne sont donc pas des choix secondaires : ce sont des impératifs stratégiques pour stimuler la production, créer des emplois, renforcer la cohésion sociale et asseoir l’indépendance économique du pays.
C’est ce choix stratégique qu’a opéré le Chef de l’État dès son accession à la magistrature suprême. En engageant la remise à niveau des infrastructures et la réorganisation de l’appareil étatique, il a volontairement pris le chemin le plus difficile, mais aussi le plus responsable. Un choix qui, par nature, expose à l’impatience sociale, surtout dans un pays où les attentes ont été longtemps comprimées par des années de gel et d’atermoiements.
Car il faut rappeler une vérité trop souvent éludée : la crise sociale actuelle n’est pas née des réformes en cours, mais de leur absence passée. Pendant des années, l’ancien régime a suspendu les recrutements, figé les carrières, gelé les avancements et repoussé les décisions structurantes. Ce report systématique a constitué une dette sociale colossale, transmise en héritage à la Cinquième République.
Le Chef de l’Exécutif a néanmoins choisi le courage plutôt que l’illusion. Il a rouvert les recrutements, dégelé les situations administratives, relancé les dynamiques professionnelles. Ce faisant, il a accepté de faire face à la montée simultanée des revendications, conséquence mécanique de la remise en mouvement d’un système longtemps paralysé. Gouverner, ici, ne consistait pas à différer encore, mais à affronter.
Face aux tensions, la méthode reste constante : dialogue direct, implication personnelle du Chef de l’État, mise en place de cadres inclusifs de concertation, notamment à travers les commissions tripartites. Éducation, santé, enseignement supérieur, secteur pétrolier : aucun secteur n’est ignoré. L’État ne se dérobe pas, il arbitre. Il ne gèle pas, il structure. Il ne promet pas l’impossible, il construit le possible.
Cette démarche s’inscrit dans une vision de long terme, semblable à celle adoptée ailleurs sur le continent par des dirigeants qui ont fait le choix des fondations avant la redistribution. La comparaison avec un pays comme la Côte d’Ivoire par exemple s’impose naturellement. Là-bas, le pari des infrastructures, longtemps critiqué, a fini par produire stabilité, attractivité et croissance. Aujourd’hui, les résultats parlent là où les slogans ont disparu.
Le Gabon est engagé sur ce même chemin exigeant. Les signaux envoyés aux partenaires internationaux et aux marchés témoignent de la crédibilité retrouvée de l’action publique. Cette confiance ne repose pas sur des discours, mais sur une méthodologie claire, une discipline réformatrice et une vision cohérente du développement.
Il serait intellectuellement malhonnête d’exiger des résultats immédiats après quelques mois de transformation structurelle. Le bilan ne se juge pas à l’aune de l’émotion, mais dans le temps long de l’action publique. C’est à la fin du septennat que l’histoire appréciera la portée réelle des réformes engagées.
Construire avant de consommer n’est pas une posture idéologique. C’est une exigence de responsabilité. En plaçant les infrastructures au cœur de son action, Brice Clotaire Oligui Nguema a fait un choix fondateur. Un choix qui demande patience et lucidité aujourd’hui, mais qui prépare un Gabon plus solide, plus juste et plus souverain demain.
Chancel Kongo
Lobbyiste gabonais de renommée internationale
Conseiller spécial du président mondial de l’OMEX































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