
Le gouvernement gabonais passe à l’offensive contre les dérives observées dans la commercialisation de l’eau potable. Face à une pénurie persistante qui touche plusieurs localités du pays, en particulier le Grand Libreville, l’Exécutif a décrété, le 1ᵉʳ juillet 2026, un état d’urgence hydrique et instauré une nouvelle mercuriale destinée à mettre un terme à la flambée des prix imposée par certains revendeurs.
Cette décision intervient alors que de nombreux ménages, confrontés aux difficultés d’approvisionnement, étaient contraints de payer des sommes particulièrement élevées pour se procurer de l’eau. Dans plusieurs quartiers, le mètre cube, correspondant à une cuve de 1 000 litres, était vendu entre 10 000 et 20 000 FCFA, voire davantage, alimentant un commerce jugé abusif par les autorités.
Afin de protéger les consommateurs et de rétablir une distribution plus équitable, le gouvernement fixe désormais un plafond de 3 000 FCFA pour une cuve de 1 000 litres. Le prix d’un fût de 200 litres est limité à 600 FCFA, tandis que celui de 100 litres ne pourra excéder 300 FCFA. Ces tarifs deviennent la référence obligatoire sur l’ensemble du territoire concerné par les mesures d’urgence.
Pour les autorités, cette intervention répond à l’impérieuse nécessité de mettre un terme à un système de commercialisation parallèle qui s’est développé autour de la crise de l’eau. Selon le Ministère de l’Accès Universel à l’Eau et à l’Énergie, ce trafic ferait intervenir certains agents de la société chargée de la distribution, des sous-traitants ainsi que d’autres acteurs opérant en dehors de tout cadre réglementaire.
Dans le même temps, le gouvernement renforce les contrôles sur le terrain. Les forces de défense et de sécurité sont mobilisées pour veiller au respect de la nouvelle mercuriale, sécuriser les circuits de distribution et prévenir toute tentative de spéculation. Les autorités préviennent que les véhicules impliqués dans des activités frauduleuses feront l’objet d’une saisie conservatoire, conformément aux mesures arrêtées dans le cadre de l’état d’urgence hydrique.
Par le biais de ce dispositif exceptionnel, l’Exécutif affiche sa volonté de reprendre le contrôle de la chaîne de distribution de l’eau potable, de démanteler les réseaux illicites et de garantir aux populations un accès à cette ressource essentielle à des prix réglementés.































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