Afin de renforcer la gestion de la crise de l’eau qui affecte le Grand Libreville, les pouvoirs publics mettent en place un nouveau mécanisme destiné à améliorer la réception et le traitement des demandes d’approvisionnement en eau potable. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’état d’urgence hydrique décrété par les autorités.
Dans un communiqué publié le 2 juillet 2026, le Ministère de l’Accès Universel à l’Eau et à l’Énergie annonce que plusieurs numéros verts entreront en service dès le vendredi 3 juillet à partir de 7 heures. L’objectif est de mieux répartir les sollicitations des populations et de rendre les opérations de livraison plus rapides et plus efficaces.
Cette réorganisation fait suite aux nombreuses difficultés hier. Le numéro vert 18, initialement mis à la disposition des usagers, s’est retrouvé rapidement saturé sous l’effet d’une demande particulièrement élevée, entraînant des retards dans la prise en charge des requêtes. Plusieurs élus, représentants du secteur privé et organisations de la société civile avaient d’ailleurs attiré l’attention des autorités sur les limites du dispositif initial.
Pour améliorer la capacité de réponse, le gouvernement a choisi de répartir les appels entre les différentes forces engagées dans l’opération de distribution d’eau. Chaque entité disposera désormais d’un numéro spécifique afin d’assurer une meilleure coordination des interventions.
Ainsi, le numéro 18 reste attribué au Corps des sapeurs-pompiers, tandis que le 181 sera dédié au Génie militaire. La Garde républicaine prendra en charge les demandes via le 182, alors que la Gendarmerie nationale répondra sur le 183. De son côté, le 184, placé sous la responsabilité du ministère de l’Accès Universel à l’Eau et à l’Énergie, sera exclusivement consacré au signalement des cas de non-respect des tarifs officiels appliqués lors des livraisons.
À travers cette nouvelle organisation, l’Exécutif entend décongestionner le système de réception des appels et optimiser les délais d’intervention auprès des populations confrontées à une pénurie persistante d’eau potable.
Cette mesure complète les différentes actions déjà engagées par les autorités dans le cadre de l’état d’urgence hydrique, en l’occurrence l’encadrement des prix de vente de l’eau, la mobilisation des forces de défense et de sécurité ainsi que le retour progressif des opérateurs privés au sein du dispositif national de distribution.
Dans un contexte où la demande reste particulièrement forte, l’efficacité de cette architecture reposera sur la coordination entre les différents services mobilisés et leur capacité à assurer un approvisionnement régulier des ménages, tout en garantissant le respect des mesures arrêtées par le gouvernement.































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