À l’occasion de la Journée africaine de lutte contre la corruption, célébrée ce 11 juillet à Libreville, le Gabon entend réaffirmer son engagement en faveur d’une gouvernance fondée sur la transparence, l’éthique et la redevabilité. Portée par la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI), cette édition s’inscrit dans une dynamique de consolidation des réformes engagées depuis la Transition et poursuivies sous la Ve République.
La lutte contre la corruption s’impose désormais comme l’un des axes structurants de la modernisation de l’État gabonais. En organisant la Journée africaine de lutte contre la corruption, la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI) entend faire de l’intégrité non seulement une exigence morale, mais également un levier de développement économique, de confiance publique et de performance institutionnelle.
Placée sous le thème continental arrêté par l’Union africaine – « Intensifier la promotion de l’intégrité et des actions anticorruption à travers l’Afrique » –, cette journée prend au Gabon une résonance particulière. Les autorités ont choisi d’élargir le débat autour du thème national : « Éducation, culture, religion, technologie et transparence financière : les piliers d’une dynamique inclusive pour intensifier l’intégrité du Gabon ».
Ce choix illustre une approche globale de la prévention de la corruption. Plutôt que de limiter la réponse à la seule répression, le Gabon entend promouvoir une véritable culture de l’intégrité, mobilisant l’ensemble des acteurs de la société.
Les travaux réuniront des experts issus de plusieurs secteurs, des administrations financières, des universitaires, des représentants de la société civile, des médias, ainsi que des autorités religieuses et traditionnelles. Cette diversité de participants traduit la volonté de faire de la lutte contre la corruption une responsabilité partagée, dépassant le seul cadre des institutions publiques.
Dans l’esprit de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, l’intégrité repose sur la cohérence entre les décisions publiques, les comportements individuels et les principes de transparence, de responsabilité et de respect de l’État de droit. Elle suppose que chaque acteur, qu’il exerce une fonction publique ou privée, contribue à la consolidation d’une gouvernance exemplaire.
Cette orientation rejoint les réformes engagées sous l’impulsion du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a placé la restauration de la confiance dans les institutions au cœur de son projet de transformation de l’État. Depuis le début de la Transition puis avec l’avènement de la Ve République, plusieurs initiatives ont été lancées pour renforcer la transparence de la gestion publique, améliorer la mobilisation des recettes, moderniser les administrations financières, accélérer leur digitalisation et promouvoir une plus grande culture de la reddition des comptes.
L’organisation de cette journée intervient également dans un contexte où le Gabon renforce progressivement sa crédibilité sur les questions de gouvernance. Le pays a récemment été désigné pour participer, en qualité d’État évaluateur, au mécanisme d’examen de la Convention des Nations Unies contre la corruption, une responsabilité qui traduit la confiance accordée à son expertise dans ce domaine.
Au-delà de la portée symbolique de cette célébration, les autorités gabonaises entendent faire émerger une dynamique durable où l’intégrité devient un réflexe collectif, soutenu par l’éducation, les valeurs civiques, les innovations technologiques et la transparence financière.
Pour le gouvernement, l’objectif est clair : faire en sorte que chaque ressource publique soit utilisée au service de l’intérêt général et que chaque citoyen puisse contribuer, à son niveau, à la consolidation d’un État plus efficace, plus responsable et plus exemplaire.
À travers cette Journée africaine de lutte contre la corruption, le Gabon réaffirme ainsi son ambition de faire de la bonne gouvernance un moteur de son développement. Dans cette perspective, la promotion de l’intégrité apparaît non seulement comme une exigence éthique, mais aussi comme une condition essentielle pour renforcer la confiance des citoyens, attirer les investissements et construire une économie plus compétitive et plus durable.































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