En réunissant les directeurs généraux des régies financières, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, franchit une nouvelle étape dans la modernisation de la gouvernance économique. Audit des exonérations fiscales, digitalisation des administrations, maîtrise de la dette et suivi mensuel des performances : le Chef de l’État entend faire de la discipline budgétaire un levier du développement et du financement des priorités nationales.
Le ton est donné. Au Palais de la Présidence, Brice Clotaire Oligui Nguema a présidé, le 8 juillet 2026, un Conseil de cabinet réunissant l’ensemble des directeurs généraux des régies financières. Une rencontre qui traduit la volonté du Chef de l’État d’exercer un pilotage rapproché des finances publiques et d’inscrire durablement l’administration dans une culture de la performance.
L’objectif est clairement affiché : optimiser la mobilisation des ressources internes afin de garantir à l’État les moyens de financer les grands projets de transformation engagés sous la Ve République, tout en préservant les équilibres macroéconomiques.
Au cœur des échanges figurait la question sensible des exonérations fiscales et douanières. Si ces dispositifs constituent parfois un outil d’attractivité économique ou de soutien à certains secteurs, ils représentent également un manque à gagner important pour les finances publiques lorsqu’ils ne sont plus justifiés ou continuent d’être appliqués au-delà de leur durée légale.
Face à ce constat, le Président de la République a ordonné la réalisation d’un audit exhaustif de l’ensemble des exonérations accordées par l’État. L’objectif est d’identifier celles qui répondent encore à un intérêt économique avéré et celles qui, arrivées à échéance ou devenues injustifiées, continuent de priver le Trésor public de recettes substantielles.
Cette démarche s’inscrit dans une logique de rationalisation de la dépense fiscale et de meilleure allocation des ressources publiques, conformément aux standards internationaux de bonne gouvernance budgétaire.
Autre priorité mise en avant par le Chef de l’État : la transformation numérique des administrations financières. Brice Clotaire Oligui Nguema a insisté sur la nécessité d’accélérer la digitalisation et l’interconnexion des différentes régies afin de renforcer la traçabilité des opérations, améliorer la collecte des recettes et limiter les risques de fraude ou de pertes fiscales.
À travers cette modernisation, l’exécutif ambitionne de bâtir une administration plus performante, capable d’offrir des services plus rapides, plus transparents et mieux coordonnés, tout en sécurisant les ressources de l’État.
Le Président de la République a également placé la soutenabilité de la dette publique parmi les priorités de son action économique. Il a instruit les responsables des régies financières de mettre en œuvre une stratégie rigoureuse visant à préserver les équilibres budgétaires et à consolider la crédibilité financière du Gabon auprès des partenaires techniques et financiers ainsi que des bailleurs de fonds internationaux.
Cette orientation répond à une exigence de stabilité macroéconomique dans un contexte où les États sont appelés à conjuguer investissements publics ambitieux et maîtrise de leur endettement.
Au-delà des considérations techniques, le Chef de l’État a rappelé la finalité de cette politique budgétaire : améliorer concrètement les conditions de vie des Gabonaises et des Gabonais.
Les ressources supplémentaires attendues devront permettre d’accélérer les investissements dans des secteurs jugés prioritaires, notamment l’éducation, la santé, les infrastructures routières, l’accès à l’eau potable, à l’électricité ainsi que le renforcement des services publics de base. Pour l’exécutif, chaque franc supplémentaire mobilisé doit se traduire par des réalisations visibles et des services plus efficaces au bénéfice des populations.
Dans un souci de suivi permanent, Brice Clotaire Oligui Nguema a décidé d’institutionnaliser ce Conseil de cabinet, qui se réunira désormais chaque mois. Cette nouvelle instance de pilotage permettra d’évaluer régulièrement la mobilisation des recettes, l’exécution budgétaire et la gestion de la dette publique, tout en identifiant rapidement les ajustements nécessaires.
Cette méthode de gouvernance, fondée sur l’évaluation régulière des performances et la redevabilité des responsables administratifs, sera progressivement étendue à d’autres secteurs stratégiques, notamment la santé, l’éducation, les travaux publics, l’eau et l’énergie.
À travers cette initiative, le Président de la République confirme son ambition de faire de la rigueur budgétaire, de la transparence et de l’efficacité administrative les piliers d’une gouvernance orientée vers les résultats. Une approche qui vise à renforcer les capacités financières de l’État tout en créant les conditions d’un développement durable, au service de la transformation économique du Gabon et du bien-être de ses citoyens.




























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